X. Explication des termes utilisés

Troubles mentaux :
Une maladie mentale. Aucune personne ne peut être reconnue criminellement responsable d’un acte commis ou d’une omission alors qu’elle souffre d’un trouble mental la rendant incapable d’apprécier la nature ou la gravité de son acte.
Non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux (NRCTM) :
Un verdict reconnaissant qu’au moment où l’infraction reprochée a été commise, l’accusé(e) était incapable de comprendre que son comportement était fautif.
Inapte à subir son procès (ISP) :
Alors qu’une personne accusée est incapable de passer au procès étant donné qu’elle est incapable de comprendre la nature des procédures, ce qui peut inclure une des éventualités suivantes : l’objet de la poursuite et la reconnaissance du plaidoyer (et les conséquences éventuelles de la poursuite); ne pas comprendre le tribunal, qui sont les personnes présentes à la cour, la raison de sa présence devant le tribunal; l’incapacité de transmettre ses désirs ou le défaut de tout simplement de pouvoir communiquer avec son avocat(e).
Commissions d’examen :
Les commissions sont des tribunaux indépendants, nommés par les provinces ayant le pouvoir de rendre ou de réviser les décisions dans les dossiers de patientes et de patients déclarés ISP ou reconnus NRCTM. Elles sont constituées d’un minimum de cinq membres. Le/la président(e) de la commission d’examen doit être un/une juge, un/une juge à la retraite ou une personne qui remplit les conditions de nomination à un tel poste. Il doit également y avoir au moins un membre autorisé par le droit d’une province à exercer la psychiatrie.
Ordonnance décisionnelle :
Essentiellement ce qui arrive à un/une patient(e) lorsqu’il/est reconnu(e) NCRTM ou déclaré(e) ISP. Il existe trois options soit, la détention dans un établissement psychiatrique; le droit de vivre dans une collectivité sous conditions (une libération sous réserve) ou encore, la libération directement dans la collectivité sans condition (une libération inconditionnelle).
Déclaration de la victime :
Une déclaration écrite par la victime et soumise à la commission d’examen dont cette dernière tient compte au moment de prononcer les ordonnances décisionnelles. La déclaration de la victime donne à la victime l’occasion d’expliquer au tribunal, en ses propres mots, l’effet (les préjudices et les pertes) que l’acte criminel a eu sur elle. La déclaration peut être remplie par quiconque a été affecté par un crime.
Maladie mentale :
L’expression fait référence à un large éventail de conditions de santé mentale, dont les troubles affectant l’humeur, la pensée et le comportement. Aux fins du présent document, la maladie mentale désigne des troubles de santé mentale menant à un jugement de NRCTM ou ISP.

My name is Donna McCully.

It was always our wish to live in Jamaica in our dream home. So, in August 2012, my husband Sedrick Levine and I left Canada to move into our new home. We were thrilled to finally be starting the next chapter in our lives, in Sedrick’s beloved homeland. He bought a little bus and planned to operate tours for visitors to the island. I was helping him run this business venture, as part of our semi- retirement in Jamaica.

My life as I knew it was suddenly shattered when two masked men broke into our home on Sunday, November 17, 2013. Sedrick struggled with the men, allowing me to flee upstairs to call the police. His actions saved my life that day, and that of my father and his housekeeper, who were visiting us at the time. One of the masked intruders chased me upstairs and kicked in the bathroom door, but he stopped when he heard a gunshot from downstairs.

My husband Sedrick was killed that day and the men fled our home with a laptop. The Jamaican police have not yet found these men or charged them with killing my beloved husband. Their motive remains unknown.

This crime has completely changed my life. I suffer from Post-traumatic Stress Disorder now and have depression as a result. I came back to Canada, but I feel very isolated since this happened. These emotional scars may never heal.

I managed to find the Canadian Resource Centre for Victims of Crime by searching online one day. I didn’t know where to turn for help when I came home to Canada. The CRCVC has provided me with a lot of emotional support, which has been tremendously helpful. They’ve also written numerous letters to Jamaican officials seeking justice for Sedrick, as well as intervening with Canadian officials on my behalf. The office also helped connect me to a trauma therapist for counselling sessions too.

In order to try and make sense of what happened to Sedrick, it is my hope that others could support the work of the Canadian Resource Centre for Victims of Crime. There are so many other victims/survivors out there who also need their assistance.