VIII. Comment les victimes peuvent-elles puiser les renseignements et trouver les services d’aide appropriés ?

Les victimes peuvent communiquer avec la commission d’examen responsable de leur dossier ou encore, avec le bureau du/de la procureur(e) de la Couronne pour obtenir les renseignements au sujet des services appropriés d’aide aux victimes. Ces personnes pourront les référer ou les inscrire afin qu’elles reçoivent les renseignements et les préavis au sujet de la tenue des audiences de la commission d’examen. Elles sont fort probablement les meilleures ressources pour informer les victimes au sujet des dates importantes dans le dossier du/de la patient(e) dont les audiences de révision annuelle, des formulaires à compléter pour émettre une déclaration de la victime et pour acheminer les décisions rendues et motifs de la décision. Il est recommandé aux victimes de s’assurer de la proactivité dont l’organisme fait preuve, notamment à l’égard de la tenue des audiences ou de tout changement de situation du/de la patient(e), étant donné que les politiques diffèrent d’une province à l’autre. Les services d’aide aux victimes seront également en mesure de fournir la liste des services disponibles pour chaque victime et la manière d’obtenir ces services (les critères d’éligibilité et les services offerts varient selon les régions). Le Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes peut également offrir de l’assistance aux victimes des patientes et des patients jugés NRCTM ou ISP (1-877-232-2610).

L’histoire d’Anne

Mon fils a été tué par un de ses collègues de travail. L’accusé a été déclaré apte à subir son procès, a été inculpé de meurtre au premier degré, mais trouvé non criminellement responsable. Je n’étais pas au courant qu’une telle situation était possible, je n’ai pas compris ce que ceci signifiait et n’ai reçu aucune explication de ce que ceci représentait ni au niveau du processus judiciaire non plus qu’au niveau de la décision.

Je n’ai aucunement l’intention de me soucier de sa vie, toutefois, je considère important d’obtenir des renseignements afin que nous sachions que le système en place offre de fait, un certain équilibre, soit de savoir que d’autres personnes sont protégées de lui. J’ai assisté à la plupart des audiences de la commission d’examen, environ à sept d’entre elles, ayant moi même défrayé mes coûts de déplacement onéreux, notamment le transport aérien, l’hébergement et les repas, étant donné que je dois me déplacer de l’Ontario vers Edmonton. Je préfèrerais assister aux audiences par conférence vidéo ou téléphonique; ma propre expérience ayant été difficile.

My name is Donna McCully.

It was always our wish to live in Jamaica in our dream home. So, in August 2012, my husband Sedrick Levine and I left Canada to move into our new home. We were thrilled to finally be starting the next chapter in our lives, in Sedrick’s beloved homeland. He bought a little bus and planned to operate tours for visitors to the island. I was helping him run this business venture, as part of our semi- retirement in Jamaica.

My life as I knew it was suddenly shattered when two masked men broke into our home on Sunday, November 17, 2013. Sedrick struggled with the men, allowing me to flee upstairs to call the police. His actions saved my life that day, and that of my father and his housekeeper, who were visiting us at the time. One of the masked intruders chased me upstairs and kicked in the bathroom door, but he stopped when he heard a gunshot from downstairs.

My husband Sedrick was killed that day and the men fled our home with a laptop. The Jamaican police have not yet found these men or charged them with killing my beloved husband. Their motive remains unknown.

This crime has completely changed my life. I suffer from Post-traumatic Stress Disorder now and have depression as a result. I came back to Canada, but I feel very isolated since this happened. These emotional scars may never heal.

I managed to find the Canadian Resource Centre for Victims of Crime by searching online one day. I didn’t know where to turn for help when I came home to Canada. The CRCVC has provided me with a lot of emotional support, which has been tremendously helpful. They’ve also written numerous letters to Jamaican officials seeking justice for Sedrick, as well as intervening with Canadian officials on my behalf. The office also helped connect me to a trauma therapist for counselling sessions too.

In order to try and make sense of what happened to Sedrick, it is my hope that others could support the work of the Canadian Resource Centre for Victims of Crime. There are so many other victims/survivors out there who also need their assistance.